N’achetez surtout pas dans la rue Florida de Buenos Aires

On me prend pour un dollar a calle Florida Buenos Aires

Écrit par Haydée Bouscasse

Web-entrepreneuse et formatrice 2.0, j’aide les salariés lancer leur business en ligne en parallèle de leur travail.

Mis à jour le 28/05/2020 | Publié le 09/08/2013

Acheter quelque chose dans la rue Florida ? Vous êtes malade. La rue ultra commerçante de Buenos Aires est là pour vous vider les poches ! C’est une des rues les plus chères d’Argentine.

J’ai l’impression que nos têtes ressemblent toutes à celle de George Washington ici…

Dessin touriste transformé en dollar rue Florida

On me prend pour un dollar ambulant dans la calle Florida de Buenos Aires

Ce doit être dû au virus du dollar. Et si encore les affaires étaient bonnes, mais non…

D’un autre côté, c’est cool une rue piétonne pour flâner sauf quand des centaines de racoleurs vous y attendent. Alors si toutefois vous cherchez de l’espace, préférez l’avenue la plus large du monde à quelques pâtés de maisons.

Des commerçants en effervescence ou aigris

Dans la rue Florida les magasins sont ultras chers et l’accueil est parfois médiocre. Et pourtant, sur plusieurs kilomètres, la rue est en permanence bondée de personnes qui achètent.

Foule dans la rue Florida, Buenos Aires

Une foule de monde est là pour acheter à rue Florida.

Les commerçants n’hésitent pas à sortir de leur magasin

Ils viennent vous chercher au milieu de la rue ! Ils vous emmènent au fond d’une galerie, autour d’un bureau et vous persuadent d’acheter un de leurs objets. Ils vanteront leurs produits avec un sourire hypocrite en vous jurant que c’est une affaire.

Ça vous va à merveille !

Si vous ne l’entendez pas 10 fois dans la journée celle là les filles… C’est que vous n’êtes pas dans la rue Florida ! :)

Dernière arme : le regard insistant, limite apitoyant pour que vous lâchiez un :

Oui j’achète…

Gare à vous si vous repartez les mains vides, les commerçants grondent

Car ils ne cacheront pas leur désenchantement. Même si dans la seconde ils sont déjà à l’affût d’un autre client.

Signalisation rue Florida et avenue Cordoba

Croisement entre calle Florida et avenida Cordoba.

De votre côté, vous repartez avec un sentiment de culpabilité ou pire ! Vous avez acheté alors que vous auriez pu faire des affaires intéressantes au marché de San Telmo.

Ça vous donne envie d’acheter dans la rue Florida vous ?

Et combien ça coûte ?

On retrouve approximativement les mêmes prix à Florida que dans les rues commerçantes de Paris.

Les prix sont prohibitifs pour un Argentin !

Pour vous donner un ordre d’idée, un Argentin gagne en moyenne 4 600 pesos par mois, environ 800 €.

En faisant la tournée des magasins de Florida j’ai comparé les prix d’une veste en cuir. 200 € ! Pas moins. Et elles se ressemblent toutes avec leurs coupes ringardes d’un magasin à l’autre. Quel intérêt ?

Soyez sûr de retrouver aussi dans cette rue toutes les marques prestigieuses. Tomber sur un Dior face au Mac Donald m’a beaucoup amusé d’ailleurs.

Pourquoi avoir de l’argent si on ne le dépense pas ?

Tableau danseurs de tango

Mes amis brésiliens m’emmènent faire du shopping

La dernière semaine à Buenos Aires, j’ai flâné dans la rue Florida, grâce à Vander et Paula, un couple de Brésiliens de mon hôtel.

A peine débarquée dans ce haut lieux de la consommation,  je demande à Vender :

Pourquoi aimes-tu tant dépenser ?

Il se targuait de vouloir acheter tout ce dont il avait rêvé enfant.

C’est sans vergogne et d’un sourire assuré qu’il me répond :

Je gagne de l’argent donc je dois bien le dépenser !

Le paradoxe de notre époque, vous ne trouvez pas ?

A leur décharge, mes charmants Brésiliens dont je garde le contact, passaient 10 jours en Argentine autant pour les vacances que pour leurs achats. Au Brésil tout est plus cher, ils en profitent donc pour s’éclater et acheter !

Dans l’antre de la consommation, moi aussi j’ai craqué

Malgré ma résistance au moindre achat durant tout mon voyage, cette dernière semaine fut fatale.
Le pouvoir de persuasion de « Vender », et une petite faiblesse de ma part m’ont fait faire des folies.

Haydée en chapeau argentin

De retour à l’auberge : J’ai craqué sur le chapeau argentin…

… et deux paires de chaussures et deux fouets typiquement argentins.

Et je ne les ai pas achetés dans la rue Florida, mais dans les quartiers « La Boca » et « San Telmo » !

Mais je ne regrette rien, j’avais le choix entre ça et me refaire faire les seins… :)

Allez y faire un tour quand même, ça vaut le coup d’œil. Mais attention à la tentation qui guette.

 
Comment ferez-vous pour tout mettre dans votre sac à dos si vous ne résistez pas aux achats compulsifs du bout du monde ?

Haydée Bouscasse

 

 

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20 Commentaires

  1. Mathieu

    Les prix sont faits pour les touristes, les argentins savent bien où on peut faire des affaires, non? Comme beaucoup d’étrangers ne savent pas compter, et connaissent encore moins le niveau de vie, la monnaie locale ne représente rien, on a vite fait de se faire berner… Après toutes les capitales ont leurs commerçants peu scrupuleux, mieux vaut ne pas tomber dessus!

    Réponse
    • Haydée

      Bien résumé, c’est tout à fait cela. Et puis on a tendance à être plus dépensié en vacances, comme mes amis brésiliens. Franchement, ils ne cessaient de dire combien ce n’était pas cher pour eux dans cette rue, j’ai un peu halluciné.
      Nous avons tous notre « calle Florida » quelque part dans notre pays de toute façon, on ne les blâmera pas plus qu’ailleurs.

  2. Bertrand

    Il faudra que je raconte un jour comment je me suis fait avoir en beauté dans ce que j’imagine être la rue Florida à Shanghai !

    On ne peut pas se permettre de relâchement dans ce genre d’endroit :)

    Réponse
    • Haydée

      @ Bertrand
      On ne peut pas se permettre mais ils comptent bien que nous baissions la garde !

      Vazy raconte ? J’aimerai savoir comment ils t’ont eu.

  3. Lydia

    Euh, nous on y a acheté des glaces, dans la rue Florida. Ca compte pas, si?!… :)

    Réponse
    • Haydée

      Si si ça compte ;) J’ai même mangé au resto une fois dans cette rue, la bouffe n’était pas terrible et c’était cher. Mais le service était plus que correct à la différence des racoleurs légèrement irritants…

  4. Elisa

    Moi, je pense que le marché de San Telmo et le quartier pittoresque La Boca sont des pieges touristes aussi. On ne peut jamais trouver des affaires dans ces endroits
    Amitiés
    Elisa

    Réponse
    • Haydée

      Ahaha ça dépend si l’on marchande et ce fut mon cas et j’y suis allée fort, mais tu as raison, il y a partout des arnaqueurs, que ce soit à la Boca, ou même au marché de San Telmo !

  5. Cécile

    Ce phénomène me fait penser à d’autres rues dans le monde. Je crois que je ne me suis jamais autant fait racoler qu’en Chine à Pékin, ou dans les rues de Hanoï dans la vielle ville.

    Ne faisant que ça de leur journée malheureusement ils ont tendance à te regarder avec dédain avec une seule chose en tête : « vivement que cette journée se termine ;) voilà tout.

    Réponse
    • Haydée

      En effet, la vielle ville de Hanoï est spécialisée dans le racolage ;) Mais c’est un peu différent car c’est pour manger dans leurs restaurants.
      Heureusement que les prix ne sont pas aussi excessif ! Quoi qu’en tant que blanc il te facturent le triple. Il faut clairement négocier ! Tu y étais quand ?

  6. Jules

    Je n’ai jamais été dans de pays où le racolage était monnaie courante, mais mes parents ont vécu des aventures commerciales palpitantes en Egypte, mon père devait lever les bras pour pouvoir marcher.
    Sinon les magasins où on te fait limite culpabiliser, où le personnel n’est pas sympa et où il rechigne à te sortir le modèle dans une autre couleur, car le rose bonbon ce n’est pas ton dada, il y en a un paquet, surtout en France. Mais bon la bêtise est universelle.
    En tous les cas, merci du conseil je retiens si jamais je vais un tour à Buenos Aires.

    Réponse
    • Haydée

      Ahah j’ai entendu parler de ce phénomène en Egypte. Malheureusement c’est une des raisons qui pour l’instant ne me donne pas trop envie d’y aller.
      C’est marrant que tu compares cela au français, car j’ai trouvé que les argentins avaient quelque chose de français ! Enfin latin, quoi ;)

  7. Pierre

    Je suis d’accord avec toi. La calle Florida n’est pas la rue où on a envie de passer le plus de temps, c’est cher et stressant. En plus, elle avec tous les travaux en ce moment, c’est un peu la jungle pour y circuler.
    Néanmoins, cette année, j’y suis passé pour échanger mes devises à des « taux avantageux » au marché parallèle.
    J’aime bien les marchés et notamment celui de San Telmo où on peut faire quelques bonnes affaires parfois.

    Réponse
    • Haydée

      Dans tous les cas, cette rue est à voir, et puis comment l’éviter de toute façon ;)
      C’est en travaux, que font-ils ?
      Bon à savoir pour l’échange de devises, je n’aurai pas cru qu’on pouvait faire de bonnes affaires dans ce coin.

    • Pierre

      Je ne sais pas trop ce qu’ils faisaient quand j’y étais mais la moité de la rue était réduite de plus de moitié pour les piétons, un vrai petit calvaire.
      Les arbolitos (les gars qui viennent rameuter les potentiels possesseurs de devises) sont légion en revanche.

    • Haydée

      Comment ont-ils hérité de ce petit nom : « arbolitos » ? C’est parce qu’ils sont plantés là toute la journée au même endroit. ;) Tu as une explication ?

  8. Blog Voyages

    Merci du conseil. J’éspére pouvoir visiter ce pays dans les prochaines années. J’essaierai de ne pas oublier ton conseil ;)
    Bon courage !

    Réponse
  9. Haydée

    Un fois que tu y seras, ça te reviendra ! ;)

    Réponse
  10. Ainhoa

    Les « arbolitos » (petits arbres) sont nommés ainsi car ils sont en effet « plantés » là toute la journée et parce qu’ils vous proposent de changer des US Dollars, les fameux billets verts !

    Et voilà ;)

    Dixit une voyageuse ayant vécu à Buenos Aires

    Réponse
    • Haydée

      OK ! Ca tombe sous le sens en effet ! Merci pour l’explication Ainhoa.

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