Etes-vous lâche en voyage ?

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Écrit par Haydée Bouscasse

Web-entrepreneuse et formatrice 2.0, j’aide les salariés lancer leur business en ligne en parallèle de leur travail.

Mis à jour le 28/05/2020 | Publié le 02/08/2013

Mais avant tout, qu’est-ce qu’un lâche en voyage ?

Sans parler de cette couardise quotidienne, je qualifierai de « voyageur lâche » celui qui évite tout ce qui ne rentre pas dans ses « standards de pays civilisé » et qui n’ose pas les nouvelles expériences.

Dessin voyageurs cuisant dans une marmite

Si vous êtes peureux dans la vie courante vous le serez fatalement en voyage. Mais rien n’est perdu ! Peut-être réussirez-vous à changer en suivant ma thérapie de fin.

Vous n’êtes pas de ceux-là ? En virée, il y a toujours une raison de se remettre en question. Lors d’un voyage, tout le monde est confronté un jour à sa propre lâcheté.

Nous sommes tous des lâches, surtout en voyage

Haydée et serpent géant, Iquitos Pérou

Pas de risque, il est gavé !

N’avez-vous jamais affiché de peur quelconque devant l’inconnu ? Parfois même avant de partir ?

Le tout est de savoir jusqu’à quel point vous êtes courageux. Il y a un monde entre un Mike Horn et le gros cul qui passe sa vie dans son hôtel 5 étoiles à Djerba.

Mettons de côté Mike l’aventurier que nous n’égalerons jamais. Je ne suis pas là pour vous transformer en conquistador.

Restreignons nos dégonflés à deux catégories :

Les presque-désespérés

Ce sont ceux qui exportent leur zone de confort avec eux et ne prendront de risques pour rien au monde.

  • Ils n’apprennent plus et font confiance uniquement à ce qu’ils connaissent
  • Ils refusent toute sorte de nouvelles expériences
  • Ils n’osent pas communiquer avec les locaux
  • Ils s’imposent un couvre-feu tous les soirs
  • Ils paniquent même quand un train est annulé !

Ça me fait penser à cette australienne rencontrée en Thaïlande qui m’expliquait qu’elle ne mangeait que des aliments sur-emballés et préférablement achetés au 7/11.

Et puis il y a…

Vous, moi, enfin Nous quoi !

Ceux qui n’ont pas peur de sortir de leur zone de confort. Qui oseront rencontrer les locaux, quitte à sortir des chemins balisés.

Une grande majorité des voyageurs en fin de compte.

Mais ce n’est pas parce que vous mangez dans les bouibouis de rue à n’importe quelle heure et que vous vous immergez dans la vie du pays que vous n’avez pas vos propres petites lâchetés.

Rue poussiéreuse Iquitos Pérou

Par ici vous pouvez manger dans la rue à toute heure – Iquitos, Pérou

En tant que nana, l’idée de visiter certains pays d’Afrique me fait peur. Ça fait un peu poltron mais c’est moins grave que l’agoraphobie et ça se travaille.

Alors pour savoir jusqu’à quel point vous êtes lâche en voyage et jusqu’à quel point vous êtes guérissable :

Comptez le nombre de choses que vous êtes capable de faire dans cette liste.

Ma liste anti-lâcheté en voyage

  • Aller dans des pays réputés dangereux, au Moyen Orient ou en Afrique, alors que vous rêvez d’en visiter certaines parties depuis longtemps.
  • Visiter des pays difficiles à vivre comme l’Inde. Pour moi c’est prévu dans un futur proche.
  • Faire au moins trois sports et activités extrêmes. Vous avez l’embarras du choix : Parachute, deltaplane, saut à l’élastique, kit-surf, alpinisme, plongée sous-marine, etc…
  • Prendre une photo interdite dans les bars à fille thaïlandais. Au final on s’est fait virer dans la seconde. Par contre soyez lâche en cachant votre appareil photo dans les coins réputés chauds !
Bar à filles rue Patpong, Bangkok Thaïlande

Ils ont même voulu nous faire effacer la photo ! Ils sont fou ces Thaïs. :)

  • Sortir de son hôtel après minuit et rencontrer la faune locale. En Colombie, je me suis faite embarquer par un couple pour la tournée de soirées de Bogotá, jusque dans les quartiers chauds, moment inoubliable !
  • Oser marchander les prix. Peu de gens sont vraiment enclin à le faire. Sans me vanter je marchande systématiquement, et il m’arrive encore de me faire arnaquer.
  • Proposer aux locaux de discuter et pourquoi pas faire des activités avec vous. Ça a l’air évident ? Combien de voyageurs restent dans leur coin lors de leur périple. Personne n’intègre un inconnu étranger dans sa bulle parce qu’il à l’air sympa. Vous le faites quand vous en voyez un en France ?
  • Partir à l’aventure dans des paysages magnifiques mais hostiles sans guide ni carte. Je me suis paumée comme ça, en cherchant en vain une grotte préhistorique péruvienne.
Chemin vers grotte de Quiocta, Pérou

Je cherche la grotte de Quiocta au Pérou. C’est par là vous croyez ? Aller je tente !

  • Faire une petite dégustation des produits locaux dans les pires endroits où hygiène et qualité manquent à l’appel. J’ai le souvenir du seul restaurant  d’un village paumé, chez l’habitant, toujours au Pérou. Il proposait une soupe plus que louche – sans jeu de mots – et quand tu as faim, tu manges !

Ce qui nous amène à la série des mets raffinés :

  1. Manger des insectes en Thaïlande, c’est fait. Ce n’est pas mauvais du tout, sauf quand c’est un scorpion trop frit.
    Oeuf centenaire

    Oeuf centenaire d’Asie

  2. Gober un œuf de canne centenaire. J’ai testé à Paris. Les supermarchés asiatiques de Belleville en vendent. Avec l’âge, le blanc devient translucide et le jaune devient vert foncé. Très fort en goût, c’est un peu le roquefort chinois mais j’adore.
  3. Boire du sang de serpent au Vietnam. Dans un restaurant de Mui né, vous le buvez cul sec mélangé à un verre de vodka pendant la préparation de votre serpent.
  4. Manger des tarentules frites au Cambodge. Je ne sais pas si ma bravoure ira jusqu’à les manger crues comme certains indiens d’Amazonie.
  5. Manger des escargots rebute plus d’un étranger. Et vous ? Pour moi le seul problème c’est le beurre liquide. Je vois le mot « cellulite » briller dans le jus !

Quelle thérapie pour les lâches

Affrontez vos peurs profondes

En vivant certaines de mes peurs j’ai réussi à les dompter. Des actions impensables pour moi hier m’apparaissent naturelles aujourd’hui. Et je m’entends dire :

J’admire ton courage ! Mais tu sais, moi je ne pourrais pas faire comme toi.

Je ne suis pas la dame de fer non plus ;)

L’important est de ne pas se laisser dominer par la peur, et pas seulement dans le voyage mais de manière générale.

Je ne vous dis pas non plus de vous mettre en danger exprès. Osez juste ce que vous ne feriez pas habituellement, provoquez ! Et vous saurez gérer votre lâcheté.

Sachez éviter d’obscurcir votre esprit avec la panique

Dessin Homme agressé

Dans ce genre de cas, avoir les notions de base de self contrôle vous donne une assurance qui vous aidera à prendre les bonnes décisions.

Lors de mon agression au Pérou, je n’ai pas hésité à m’enfuir en hurlant au milieu de la rue. C’est ce qu’il y avait de mieux à faire.

Quand je sens monter cette panique, je me répète cette phrase plusieurs fois, jusqu’à focaliser mon attention dessus.

Je ne connaîtrai pas la peur, car la peur tue l’esprit.
La peur est la petite mort qui conduit à l’oblitération totale.
J’affronterai ma peur.
Je lui permettrai de passer sur moi, au travers de moi.
Et lorsqu’elle sera passée, je tournerai mon œil intérieur sur son chemin.
Et là où elle sera passée, il n’y aura plus rien.
Rien que moi.

Merci Frank Herbert, ça m’aide à me sentir moins lâche.

Et maintenant dites moi ce que contient votre liste ! Et qu’avez-vous osé faire pendant vos voyages ?

Haydée Bouscasse

 

 

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« Sont passés directement de la barbarie à la décadence sans jamais avoir connu la civilisation. »

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44 Commentaires

  1. jconsult

    Haydée est plus proche des explorateurs aventureux des débuts des découvertes que du bon père de famille qui préfère « découvrir » les noms connus et les chemins battus avec sa télécommande à la main. Tu as raison, le voyage a plus de piquant dans la découverte qui fait monter l’adrénaline. Mais où s’arrête le courage et où commence la lâcheté ? Faudrait-il pour prouver sa témérité en se rendant en Syrie, en Irak, en Corée du nord ou au Myanmar ?
    Bravo pour le ‘restons courtois’ !

    Réponse
    • Haydée

      Ahaha c’est toi qui me dis ça ! Je connais ton parcours atypique et même si tu as ta télécommande à la main aujourd’hui, ça n’a pas été le cas toute ta vie.

      Mais merci, si je suis l’aventurière que tu décris alors tous les voyageurs le sont !

      Venir d’un pays pauvre pour faire ses études en France pendant 3 ans tout en travaillant à côté pour manger ; partir à Abidjan avec toute sa famille pendant plus de 4 ans et y travailler durement, je dirai que ça c’est l’aventure !

      Tu l’as compris, la photo avec le serpent est de la pure dérision ;) En ce qui me concerne je n’approcherai pas certains pays pour prouver quoi que ce soit.

  2. Jonathan de voyagecast

    Sympa ton article !
    Je me permet tout de même une ou deux remarques, je suis moyennement d’accord avec toi sur certains points…:
    – Sortir à minuit, ok pour certains pays/quartiers, mais si on encourage les voyageurs à ne pas sortir de nuit il y a souvent des raisons… Au Bénin par exemple, on rentrait à cause des bandits, une des seule fois ou ma soeur n’a pas respecté, elle s’est fait volée et poussée à terre avec violence…
    – Moyennement d’accord aussi sur l’hygiène. Manger des trucs bizarres un peu n’importe ou ok, si c’est cuit il y a peu de risques, mais cru jamais ! La chiasse un jour sur deux parce qu’on veut être plus locale que locale, bof quoi…

    Sinon c’est vrai que sortir de sa zone de confort c’est bien, mais toujours en gérant les risques un minimum, que si on se plante les conséquences ne soient pas trop définitives… Comme dit un proverbe: il vaut mieux être un chien vivant qu’un lion mort ;-)

    Réponse
    • Strider

      Sortir après minuit, ok, mais en faisant évidemment tout de même attention aux zones où on va et avec qui, quel que soit le pays. J’ai passé 20 ans au Bénin, mes sœurs et amies sortaient après minuit très régulièrement et on n’a jamais eu de soucis avec des bandits.

    • Haydée

      Merci !

      Je suis toujours sortie après minuit dans d’autres pays, mais je ne me sens pas très courageuse à ce niveau, c’est de l’inconscience !

      Plus sérieusement, nous sommes souvent trop prévenus du danger, à un tel point que nous n’osons plus rien faire, même dans notre propre pays.
      Je me suis déjà faite voler après minuit en plein Paris avec du monde autour, mais je conçois qu’il faut parfois prendre le maximum de précaution.

      Concernant la bouffe, je mange de tout et de « vraiment n’importe quoi »… sauf du macdo !

      J’aime bien ton proverbe qui est bienvenue ici !

  3. Jordane de MonBonPote

    Salutations distinguées chèrs ami(e)s,

    A nous on arrivera peut-être à faire de ces « flippés » des personnes qui profitent enfin pleinement de la vie et de leur voyage, car c’est exactement ce que tu racontes, la zone de confort et la peur étaient les deux points qui me sortaient par les trous de nez lors de mon dernier voyage en bande. C’est d’ailleurs pour ça que je voyage dorénavant seul.

    Et je crois que mes meilleurs moments ont été ceux où je me suis aventuré là où aucun touriste n’allait, quand je faisais des choses que peu auraient fait, par exemple :
    – je suis allé dans un club de mafioso en Colombie,
    – mis les pieds dans un endroit vaudou au brésil, etc

    Tu sais un jour j’ai entendu dans un film : « quand on part en voyage, il arrive qu’on prenne des chemins non prévus, puis on arrive dans des endroits inconnus sur les cartes, où l’on se permet de faire des choses que l’on aurait jamais cru faire, à la fin du voyage, on se rend compte que cette partie du voyage était la meilleure »

    Cordialement,

    Jordane

    Réponse
    • Haydée

      Merci pour le partage de tes expériences.

      Un blogueur-voyageur m’a parlé également de ces anecdotes de voyage en bande. Je n’ai pas vraiment eu ce genre de problèmes si ce n’est qu’en groupe j’ai remarqué qu’il fallait souvent faire des concessions pour le plaisir des uns et des autres. C’est sûr c’est un choix et parfois mieux vaut partir seul.

      La citation de ton film me fait penser qu’à notre retour d’Amérique latine, les gens ne se sont intéressés qu’à une seule chose : Notre agression !

  4. Bertrand

    J’ai osé rentrer en France ! Ça compte ? :)
    J’ai eu une fois à partir en quatrième vitesse, mais ça ne m’a laissé aucune séquelle psychologique !
    Je me suis perdu dans la pampa mais je ressentais toujours un plaisir intense.
    J’ai traversé l’Inde, mais une fois sur place je n’avais plus d’autre choix que d’avancer.
    J’ai manger des choses non identifiable mais il n’y avait rien d’autres à ce mettre sous la dent.

    Bref, quoi que je fasse en voyage, je n’ai jamais le sentiment de sortir de ma zone de confort, encore moins d’être courageux.

    Il ne manquerait plus que ça :)

    Réponse
    • Haydée

      Salut Bertrand !
      Oui oui ça compte, d’ailleurs moi aussi j’ai osé rentrer en France (pour ne pas dire que je n’ai pas le choix) ! Mais j’aime la France en fait et j’aime y revenir chaque fois.

      Ah oui pour l’Inde je pense que tu as eu un sacré courage. L’Inde en vélo il faut le faire !

  5. Lydia

    Super article, comme d’hab. Bon, je dirai juste qu’ il ne faut tout de même pas confondre lâche et prudent! Aller dans certains pays d’Afrique, bon, moi ça me dit moyen, idem pour les autres pays où la situation politique est instable… Courir un risque que je ne maitrise pas, en résumé ça ne me tente guère!

    En revanche, manger des insectes, faire du parapente ou de la plongée, des treks de fous, parler à n’importe qui, marchander, oser, oser, oser, on l’a fait plus ou moins à fond pendant notre voyage, ça c’est clair!
    Moi qui était plutôt trouillarde avant de partir, je me suis rendue compte que finalement j’étais capable de plein de choses, et ça, c’est très très bon pour l’estime de soi en rentrant ;)

    Ah, par contre, on n’a pas pu se résoudre à tester ni les oeufs de canne centenaire, ni la partouze avec les phoques, question de goûts tout simplement… lol !

    Lydia

    Réponse
    • Haydée

      Merci Lydia ! C’est sympa d’avoir des avis opposés sur mon article (il est très bien ou il est tout naze) ainsi on voit que tout le monde n’est pas d’accord, il manquerai plus que ça !

      Je vois les choses de la même manière : courir un risque que l’on ne maîtrise pas n’a pas vraiment d’intérêt.

      En ce qui me concerne je n’ai toujours pas fait de saut à l’élastique ni de parachutisme par exemple, les occasions ne se sont pas présentées et je n’ai pas cherché à en faire non plus ! Cela reste donc un challenge pour moi.

      Le parapente j’ai failli mourir mais je n’ai aucun regret d’avoir essayé, et la plongée, je suis restée bloqué une demi heure à la surface de l’eau car mes oreilles ne voulaient pas se déboucher. Ce sont des moments où l’on peut paniquer mais on en revient plus fort, et j’ai adoré au passage.

  6. Sylvie

    J’aime bien l’angle de ton article !
    J’ai mangé des insectes en Thaïlande, des tarentules au Cambodge, des escargots en France mais le sang…je peux pas ! J’adore marchander mais j’évite les pays dangeureux (pas terrible d’y emmener mes enfants).
    Bref, je suis lâche aussi ! Mais bon, voyager c’est plutôt un plaisir pas une torture (je suis pas masochiste :)!). Et heureusement qu’on a pas tous les mêmes goûts.

    Réponse
    • Haydée

      Merci ! Comment étaient les tarentules ? ;) Comme je disais je n’y ai pas encore goûté.

      Il y a du danger partout où l’on va.
      A pas plus de 10 km de chez moi, j’ai une amie qui s’est faite embarquer en soirée dans une voiture pour ensuite se faire violer… « enculer » pardon… bah oui elle avait ses règles :( dans une cave par 4 bonhommes, chacun leur tour.

      Alors voilà, les banlieues de Paris, c’est pas rose non plus ! En Colombie, dans ce pays réputé dangereux, il ne m’est rien arrivé, mais je suis restée un minimum prudente, bien entendu.

  7. Christian Delabre

    Merci Haydée… Ma liste n’est pas aussi complète que la tienne (et j’avoue quelques lâchetés), mais je partage en grande partie cette vision !

    Réponse
    • Haydée

      Dans cette liste, je n’ai pas tout fait ! Mais disons que c’est un bon début pour se sortir les doigts du c… ;), pardon, pour prendre son courage à deux mains ;)

  8. Laurent

    Tout à fait d’accord avec toi Haydée pour « sortir de sa zone de confort ». C’est même un peu l’essence du voyage pour moi. Et oui, quelquefois, je suis dans une journée mode pépère et je ne fais pas cet effort pour généralement le regretter par la suite.
    Mais j’avoue être un peu mal à l’aise avec le point « Visiter des pays réputés dangereux ». C’est peut-être juste que tu es restée trop vague sur le sujet, mais il faudrait y aller parce qu’ils sont réputés dangereux et pouvoir dire après : « j’y suis allé » ?
    Je suis allé au Kurdistan turc, en Iran et au Pakistan en 2000, en Syrie en 2004. J’imagine qu’on pouvait les mettre à l’époque dans la catégorie « réputés dangereux », mais objectivement, à part quelques zones à éviter, ça n’était pas vraiment le cas. Je n’y suis pas allé pour ça, j’y suis allé parce que je voulais y aller, point. La situation sécuritaire y était satisfaisante à mon sens donc c’était parfait. L’Iran est toujours dans cette catégorie. Malheureusement, le Pakistan et la Syrie n’y sont plus, évidemment.
    Je devais aller au Mali en 2012. Là encore, pas parce que AQMI faisait parler d’elle, mais parce que ça faisait des années que je voulais y aller. La situation sécuritaire c’est trop dégradée avant mon départ, surtout pour un blanc-bec français. Du coup, je me suis contenté du Burkina-Faso voisin qui était et est encore sûr.
    Je suis toujours assez mal à l’aise quand un voyageur qui me débite son CV de voyageur commence par mettre en avant le fait qu’il est allé là ou là et que c’était chaud bouillant. C’est un peu se faire mousser sur le malheur des autres à mon sens. Voyager, ça n’est pas ça, je pense. Qu’en penses-tu ?

    Réponse
    • Haydée

      Salut Laurent,
      Je suis contente que tu fasses toutes ces précisions sur l’histoire des pays réputés dangereux. Avec le nombre de détracteurs qui cherchent à me coincer en ce moment tu me permets d’affiner la nuance de mes écrits.

      Tu as totalement raison : on ne va pas dans un pays pour payer sa phrase et se faire mousser. J’avoue que ma manière de le dire peut prêter à confusion.
      En fait, je veux faire passer l’idée inverse. Ce n’est pas parce que le pays est réputé dangereux que je m’empêcherai d’y aller si je le désire vraiment. C’est ce que j’ai vécu avec la Colombie, sujette à tellement de stéréotypes que personne n’osait y aller il y a encore quelques années. C’est pourtant l’un des pays les plus accueillants qu’il m’a été permis de visiter.

      Mais si l’on va plus loin, il faudrait parler de villes, voire de quartiers réputés dangereux et non pas de pays. C’est bien trop vague. Un pays est bien trop grand pour être catalogué dans son ensemble. A moins que celui-ci ne soit en guerre, et n’étant pas journaliste de l’extrême je n’aurai rien à y faire.

      La lâcheté que je « condamne » dans ce cas est le fait de s’empêcher de voir ce que l’on désire sous prétexte que c’est trop dangereux. Je trouve cela dommage. Je suis d’ailleurs heureuse de voir qu’il y a des gens comme toi pour aller dans certains de ces pays auxquels on donne une mauvaise réputation.
      En tout cas tes précisions sont les bienvenues et m’auront permises rectifier ma phrase, un peu trop vague comme tu l’as fait remarquer. Merci :)

  9. jimy

    Encore un article, dont je ne sais pas trop quoi penser si ce n’est qu’on a sans doute pas la même conception du voyage.

    Encore le même discours réchauffé sur le bon et le mauvais voyageur. (ça me rappelle les inconnus, « ya les bons et les mauvais chasseurs…. »

    Encore un listing de stéréotypes sur le « gros » touriste et son hotel 5 étoiles. As-tu les moyens de te payer un 5* pendant 2 mois de voyages ou c’est pas soucis de budget que tu fréquentes des hotels pas cher?

    La photo indiana janes (encore une nième photo de moi qui tape la pose) avec le serpent quelle blague….c’est exactement le genre de piège à pigeon pour les touristes en Tunisie.

    Connais tu le sens des mots?
    « Le lâche en voyage évite tout ce qui n’entre pas dans ses standards de pays civilisé. »
    Pays civilisé??? Tu concidères a contrario que les pays que tu visites ne sont « pas civilisé »??? Tu veux donc dire sauvage, des indigènes quoi? hum hum

    En tout cas bravo pour les insectes, wuhaaa que tu est courageuse….comme 70% des touristes de koh san road. (qui eux ont à peine 20 ans mémère)

    Sur ce je te laisse méditer sur le sens du respect des autres, notament lorsque tu « fais la conne » qui se prend en photo devant les filles de patpong.
    Je pense que ces filles ont du beaucoup apprécier de te voir ainsi les prendre en photo en te mettant en scene….

    C’est donc ça le fameux contact et respect du voyageur avec les « locaux ». Au zut j’ai trompé c’était en fait du courage.

    Réponse
    • Haydée

      Oulala ! Ça sent la jalousie à plein nez tout ça ! Tu n’aimes pas qu’on tape la pose ? Alors pourquoi viens-tu me reluquer chaque fois si c’est si insupportable « Monsieur le voyeur » ?

      Tu fais comment sur les photos toi, tu te mets de dos ?

      C’est vrai qu’il faut du courage pour se montrer au public. Tu vois il n’y a pas qu’en voyage que l’on voit des lâches.

      D’ailleurs, tu ne serais pas un pote de medhi pour te cacher courageusement derrière un faux pseudo ?

      J’emploie justement le terme « civilisé » de manière ironique pour mettre en avant ce que pensent les gros culs du voyage dans leurs 5 étoiles.

      NB : Gros cul du voyage est une expression sarcastique. Et j’emploie également le terme 5 étoiles ironiquement. Il pourrait y en avoir 4 ou 32 que cela reviendrai au même.
      Je préfère te signaler tout ça avant que, rivé dans ta rancœur, tu ne joues encore sur les mots.

      Tu te permets également de m’insulter dans ton commentaire. Sache que j’ai également « fait la conne » avec ces demoiselles de Patpong hors du bar et que nous avons eu un très bon contact grâce à cette photo.

      Je préfère rigoler avec elles plutôt que de les regarder comme des animaux ; ou de les baiser pour quelques baths comme tous ces européens tellement lâches qu’ils doivent prendre un billet d’avion pour se payer une femme…

      Tu te trompes bien, oui. Il faut du courage pour parler aux gens, et du respect pour parler à ces filles sans les regarder comme de la viande. Elles préfèrent cela plutôt qu’un regard condescendant qui les rabaisse.
      A ton tour de méditer.

      En tout cas merci pour ta fidélité, car je remarque que tu me lis souvent. ;)

  10. Julien

    A lire ton article, je ne me sens pas vraiment lâche et on peut dire que j’ose… ;-)

    Cependant, moins avec l’âge que lors de mes premiers voyages lorsque j’avais 20 ans…
    Peut être le fait d’être père à un impact là dessus! Mais tout ce que l’on peut expérimenter, il faut le faire…

    Réponse
    • Haydée

      Je te rejoins sur le fait d’expérimenter la moindre petite chose qui nous fait envie en voyage.
      Et de manière générale également !

      Sans rentrer dans les détails, on me dit souvent que « j’ose » faire ceci ou cela en France. C’est peut-être grâce à la chance (toute relative) que j’ai eu de venir d’une famille un peu « sans gène » par rapport à la moyenne.

      J’ai été élevée ainsi et pour moi ce n’est rien d’autre que casser certaines barrières que l’on nous impose bêtement.

      Par contre j’imagine bien que le fait de devenir papa te fasse mettre de l’eau dans ton vin et c’est tout à ton honneur Julien. :)

  11. chris @ Tour du monde

    Je l’ai fait le coup du serpent ! Il était gavé aussi et plus petit, mais je peux vous dire que ça met quand même bien mal à l’aise… Mais c’est génial !

    Et globalement, je suis d’accord avec toi, il faut oser et beaucoup de voyageurs n’osent pas. En chine, les restaurants qui proposaient du serpent (décidément…) à manger, mais en plat pour deux personnes, et je n’ai jamais trouvé quelqu’un pour me suivre sur cette expérience…

    Réponse
    • Haydée

      Je me dis qu’un accident peut toujours arriver même dans un zoo ultra protégé avec des serpents gavés et comme tu dis on est pas toujours super à l’aise. Mais bon le risque était minime.

      Et bien concernant les restaurants justement, j’ai souvent été surprise de voir combien tous les étrangers se regroupaient dans les mêmes restaurants (ceux qui leur étaient réservés en quelques sortes !)

  12. medhi

    @jconsult :
    Je pense surtout que Haydée est plus proche du backpaker britanique de 18 ans que des explorateurs aventureux des débuts des découvertes.

    Toutes les destinations dont elle parle sont les classiques du touristes backpacker. Alors oui si on compare à une famille qui part en vacance 10 jours au clubmed, c’est une aventurière.
    Mais de nos jours vous pensez encore vraiment que ce type de voyage a quoi que ce soit à voire avec les explorateurs aventureux des débuts des découvertes? (ça c’était il y a 35 ans)

    Voyager est si simple de nos jours, surtout en amerique latine ou en asie, qu’on ne peut vraiment plus parler d’aventure quelque soit la façon de voyager.

    Au contraire, le voyage est devenu la nouvelle machine à sensation des laches, car voyager ne demande plus aucun courage en 2013.

    Je n’ai rien contre les voyageurs, les blogguers mais ça me dépasse qu’on puisse avoir ce sentiment d’être un aventurier parce qu’on monte dans un avion avec son petit sac à dos, pour ensuite au retour publier des articles moralisateurs sur « le lache en voyage ».

    Je dirai qu’il est plus lache de refuser de travailler comme tout le monde en attendant assis sur une chaise devant son pc, espèrant le jackpot et devenir milliardaire grace au récit de ces pseudo aventures

    Réponse
    • Laurent

      Je ne serais pas aussi dure que toi sur la conclusion mais suis assez d’accord sur le fait que voyager n’est plus vraiment de l’aventure. C’était d’ailleurs le sujet du tout premier article de mon blog : http://onechai.fr/2012/11/la-fin-du-mythe-du-voyageur/

    • Haydée

      Rassure-toi medhi ou je ne sais qui, je n’ai pas la prétention d’être une aventurière, ni une exploratrice. Cet article se veut léger et plein d’autodérision, mais il faut avoir une once d’intelligence pour le remarquer. Si tu avais su lire correctement l’article tu aurais compris que je me classe dans la catégorie « lâche ».

      Au fait, c’est si dur que ça de parler en son vrai nom sans se cacher derrière un faux pseudo et une adresse mail bidon ? La voilà la vraie lâcheté mon petit. :)

      Les bloggeurs n’attendent pas le jackpot assis devant leur écran, ils bossent dur pour vivre leurs rêves. Mais tu as raison, trime comme tout le monde. Si tu aimes faire le mouton qui imagine que c’est la seule voie possible ça nous arrange.
      En tout cas, nous sommes d’accord sur un point : l’aventure en voyage n’existe pour ainsi dire plus. Tout, ou presque, a été découvert. La seule vraie aventure des temps modernes pourrait être l’entreprenariat (une forme de prise de risque) et pour cela aussi il faut du courage.

      Et toi ? Tu en aurais assez pour nous dire qui tu es réellement ?

  13. Haydée

    Merci pour l’expérience de tes soeurs Strider ! Comme quoi on vit tous les choses différemment ;)

    Réponse
  14. jimy

    @Haydée
    Tu te rends compte de la bétise de ce que tu écris.
    Pourquoi opposer le bon et le mauvais touriste?
    Que sais tu de ce que pensent ceux qui fréquentent les hotels 5*?
    A oui ce sont tous les mêmes, tous des cons blablabla

    C’est cette ouverture d’esprit que t’a amené le voyage?
    Ce besoin de critiquer le comportement des autres, de juger ceux qui selon ta legitimité auto-proclamée de baroudeuse, sont les mauvais contairement à toi qui incarne le bon, l’exemple à suivre.

    Désolé mais là pour moi on est dans le coaching voyage:
    « 5 astuces pour être un vrai aventurier » lisez mon guide anti arnaque ici…

    Et non je ne suis pas medhi, je ne donne pas mon mail pour eviter de recevoir des emailing publicitaires pour des guides voyages :).
    Qand à la fréquence de mes visites sur ton site, tu n’en sais rien car je vis en thailande et j’utilise un vpn que je paramètre régulièrement. Tu dois donc me confondre avec un autre.

    Ta réaction à mon commentaire est saisissante!
    Encore un fois, tu fais une leçon sur la vie préjugeant que je ne connais rien à la vie des filles de bar en thailand, tu vas même imaginer que j’y vais pour acheter des filles….comme ces européens perverts,
    Ce simple commentaire montre tout ton ouverture d’esprit, ta tolérance, ton respect de la différence, mais surtout une profonde ignorance de la situation.

    Sur ce je ne viendrai plus te déranger sur ce blog avec mes commentaires.

    Réponse
    • Haydée

      Voilà une colère qui en dit long Jimy.

      Il faut connaître les deux milieux : 5 étoiles et petites auberges de baroudeur, pour pouvoir en parler.
      J’ai pratiqué les deux et j’en donne seulement la vision négative ici. Et de manière légère, ne l’oublie pas.
      Mais… ça tombe bien dis-donc ! Car c’est justement l’angle de cet article.

      Peut-être écrirai-je un jour un article sur les bons côtés des hôtels de luxe. A voir. :)

      Tous les types de voyageurs en prennent pour leur grade dans ce que je dis, moi aussi d’ailleurs. Alors pourquoi te sentir visé à ce point avec ton 5 étoiles ?
      Il n’y a pas d’exemple à suivre à part le fait de maîtriser sa peur Jimy. Voilà l’essence même de ce billet.

      Et ce n’est pas la vue de mon trafic qui me fait dire que tu viens souvent, mais les références que tu évoques sur mes écrits.
      Une fois encore tu te sens visé avec les prostituées Thaïs alors que je ne t’accuse pas toi en particulier… que dois-je en déduire ?

      Il est évident que j’ignore ta situation puisque tu la caches. Comment veux-tu que je te juge autrement qu’avec tes écrits ?
      Tu ne me déranges pas, je ne demande qu’à connaître ton expérience. Et si elle peut être bénéfique pour les autres c’est parfait.

      Il faut juste que tu comprennes que m’attaquer méchamment au lieu de me confronter intelligemment ne t’amènera à rien de bon.

      Et c’est d’autant plus lâche que je ne te connais toujours pas là où toi tu me connais très bien. Qui prend des risques ?

      PS : j’aime beaucoup ta nouvelle adresse mail ;) (parano@travelplugin.fr)

  15. Kalagan@Travailler sur internet

    Je crois que je suis capable de faire (et je les ai déjà faits) tous les éléments de ta liste « lacheté ». Pour la nourriture, on m’a même déjà appelé la chêvre car je suis capable de goûter à tout ce qui est comestible.

    J’ai tout de même, depuis un petit safari en ouganda (ou une promenade au bord de Oaxaca, au Mexique), un lâcheté qui est en fait du bon sens : se ballader tout seul sans guide dans la nature. La première fois, je me suis fait rappeler à l’ordre par le chef des Rangers car il y avait un lion qui trainaît dans la réserve; la seconde fois, je me suis fait attaquer au couteau par 2 mexicains dont un qui avait la tronche de l’acteur de « machete ». Bref, je ne suis loin d’être un peureux, mais par expérience, y’a des trucs plus dangeureux que d’autres !

    Réponse
    • Haydée

      @ Kalagan

      Ca va comme surnom la « chèvre » ;) lol mais j’aime bien.
      Enfin moi on m’appelle la « Sita » souvent, c’est pas très flatteur, mais ça a le mérite de ne rien gâcher une « Sita ».

      Ah oui je me souviens de votre agression ! Dur dur surtout avec l’appareil volé, et toutes les dernières photos…

      Par contre tu as joué ton téméraire dans la réserve et son Lion… mais « vous êtes fou » héhé. Je pense que si j’avais le choix je préfèrerai les agresseurs au couteau.

  16. Didier

    @ Haydée,

    Me voilà de retour ! Content de te retrouver !
    Sur ce sujet, beaucoup à dire : mais en ce qui me concerne, je suis plutôt du genre à tester le maximum de choses locales (hébergement chez l’habitant, nourriture, transports…) sinon à quoi bon se rendre dans un pays, si ce n’est pour découvrir une culture, un mode de vie différent ? Bon, parfois, c’est vrai, « je n’ose pas », mais souvent pour une question de sécurité (rare) ou d’hygiène vraiment limite. Faut pas non plus tomber dans l’excès inverse, et attraper un truc qui fiche en l’air ton voyage ! Une limite physique ou psychologique peut être aussi un frein, mais est-ce pour autant de la lâcheté ? Non , je ne pense pas ! Jamais on me fera faire un saut en élastique !
    Dernière expérience significative en date : boire du Kava au Vanuatu (racine de poivrier écrasé dans de l’eau, parfois…mâché !!) : pour cela, on se rend au lakamal (bar local le soir uniquement, dans l’obscurité totale) on prend un, deux , trois shell ou plus(demi noix de coco) et on boit d’un cul sec ! c’est clair, c’est dégueu ! Et tout le monde crache partout !! Mais c’est la tradition ! A bout d’un moment, tu planes (c’est le but ), d’où interdiction d’en ramener en France ! Moi, çà m’a fait marré, j’ai trouvé l’expérience ragoutante, mais drôle ! Voilà, çà fait partie de l’insolite d’un voyage ! Et j’aime çà…Mais au Vanuatu, j’en ai eu bien d’autres….

    Réponse
    • Haydée

      Salut Didier,

      Long time no see !

      Pas trop dur de rentrer ?

      J’ai une amie qui est partie vivre en Nouvelle Calédonie et elle m’en a dit long sur cette boisson, le Kava. Au début je pensais qu’elle me parlait d’alcool. En Espagne, il y a une boisson qui s’appelle le Cava (c’est leur champagne).

      Est-ce considéré comme un hallucinogène ?
      Et qu’as-tu vu d’autres au Vanuatu ? Maintenant que nous a donné un indice on veut en savoir plus !

  17. Reeon

    J’aime bien cet article. Ca m’a fait réaliser que j’étais quand même un sacré lâche :D Depuis le temps que je suis en Thaïlande j’ai jamais mangé d’autres insectes que les sauterelles grillées (que j’ai trouvé ignoble d’ailleurs). Par contre je suis déjà parti au fin fond de l’Isaan vivre dans un village tout paumé, à la dure,…. mais avec un pote :)

    Bref, selon tes critères je suis finalement qu’une moitié de lâche^^ Ca va, tout n’est pas perdu !

    Réponse
    • Haydée

      @ Reeon,

      Les sauterelles grillées ont pour moi un goût d’huile frite, donc je n’y ai pas vu grand intérêt si ce n’est que « ça craque sous la dent » ;) à l’inverse des larves que j’ai goûté dans la forêt primaire en Equateur (j’ai eu un peu de mal mais je les ai avalé !)

      Et que voulait dire vivre à la dure ? Vous alliez cherchez l’eau dans un puit à plusieurs kilomètres ? Vous n’aviez pas de frigo donc pas de bière fraîche ? ;) Bon je déconne … Mais raconte, je pense que de nombreux lecteurs/commentateurs seraient intéressés de savoir comment tu l’as vécu. A bientôt

  18. Didier

    Le jetlag (+10 h), dans ce sens, + 22 h d’avion (sans les escales) = Complètement out !
    Cette boisson ne contient pas d’acool, mais uniquement une substance, qui au bout de plusieurs shell(=bol), te rends très cool… Tu te sens très « relâché »…Moi, j’ai peu ressenti cet effet, mais je n’en ai pas abusé non plus ! Car vraiment imbuvable !! En France, c’est interdit car considéré comme drogue, mais je ne vois pas pourquoi…

    L’intérêt principal du Vanuatu, ce sont ces volcans actifs et très accessibles : c’est un spectacle formidable ! C’est aussi un pays qui a gardé intact ses traditions avec ses chefs coutumiers ! Les Ni-vans sont super sympa ! C’est un pays hors du temps, loin des infrastructures touristiques : la plupart du temps, je n’avais ni électricité, ni eau courante (douche au bol et à l’eau de pluie), une simple paillote, même pas de bière, ni de coca !

    Pour ceux qui aiment la nature et vivre en « Robinson », c’est là qu’il faut aller ! Bien sûr, j’en parle bientôt sur mon blog : http://PasseportPourleMonde.over-blog.com

    Réponse
    • Haydée

      Merci pour ce beau témoignage Didier ! Ta petite histoire est vraiment hallucinante.
      Je pense que peu de voyageurs finalement ont ce genre d’expérience, sans électricité ni eau courante (ni coca ni bière lol).
      Ca donne envie de tester sur des semaines pour voir à quel point nous pouvons resister à cet environnement !

  19. Mike @ Voyageurs du Net

    Salut,

    Perso je pense qu’il convient d’être conscient de la réalité du danger. J’ai pas la prétention d’être un casse-cou, je suis même plutôt casanier et pas porté sur les risques inutiles, mais j’ai passé 2 mois et demi en Palestine à une période assez tendue (au sortir de la 2nde Intifada et alors que débutait la construction du Mur dit de séparation, càd de prédation des terres palestiniennes) et à peu près autant à Guatemala City… Bon, la question c’est de se renseigner bien, faire le tri entre l’exagération « paternalisante » des réalités locales (on te dit que c’est super dangereux parce qu’on a peur pour toi) et les recommandations de la diplomatie française…

    Après, y’a affronter sa peur, avoir le sens du risque et faire n’importe quoi. Et pour avoir subi deux attaques à main armée, je recommanderais pas d’aller à l’aventure dans la nature n’importe où. Je me suis d’ailleurs acheté une machette… que du reste, je n’ai pas avec moi, c’est malin ! Je le dis sans parano — quoique je puisse y être porté — et a fortiori en envisageant la position féminine. Quand on s’est fait détrousser par deux gars qui avaient la gueule du métier de sale type, je peux t’assurer que j’étais plutôt content que mon ex, que j’avais quitté qq semaines plus tôt et conduite à un endroit où elle pouvait rester avec des amis dans un environnement chaleureux (elle s’y installée du reste), ne soit pas là, car ç’aurait pu être bien plus dégueulasse qu’un simple vol…

    Après, clairement, oui, le voyage force à sortir de sa zone de confort… A fortiori quand on est seul… Et moins on a de trucs avec soi (ce qui est plus compliqué quand on est « nomade digital »), plus on a l’esprit serein : « si on me vole, qu’importe, j’ai presque rien à perdre sinon qq sapes et un app photo »… (L’un dans l’autre, j’écris ça, mais un ami m’a récemment parlé d’un enlèvement et d’une séquestration qu’il a subis en Inde durant une semaine… où on l’a forcé à sortir 6000€ de son compte… Traumatisme, natuurlijk…)

    Salutations…

    Réponse
    • Haydée

      @Mike

      Tu as vécu des expériences assez troublante dis moi ! Après je ne suis pas sûre qu’avoir ta machette sur toi en cas d’agression soit une bonne chose. Une arme peut facilement se retourner contre toi si tu ne la maîtrise pas. Si tu sors un flingue c’est pour tirer comme diraient les rappeurs.
      Cela me rappelle d’ailleurs une scène prenante du film « The power of the few », avec Christopher Walken et Christian Slater.

      Pour les aventures dans la nature, je pense au frère d’un ami parti dans les montagnes du Népal avec son sherpa. Ils ne sont jamais revenus. Des années de recherche n’ont jamais rien donné. Il ne pensait pas faire n’importe quoi puisqu’il avait payé un guide. Comme quoi malgré toutes les précautions du monde le danger reste toujours présent.

      J’espère que ton ami n’est pas trop traumatisé quand même. Ça marque ce genre d’épisode.

  20. Lenaic@voyageur-attitude

    Vu ta liste, je suis content de découvrir que je ne suis pas un lache ! Il y a seulement quelques plats que je n’ai pas tenté… mais j’adorerais !!!
    Il y a juste le fait de s’aventurer dans certaines villes seul après minuit qui me rebutte parfois. Après, faut pas etre con non plus ! Meme dans certains quartiers en France, mieux vaut éviter..!

    Pura vida.

    Lénaïc

    Réponse
  21. Manu @ VoyageAvecNous

    Excellent article il m’a fait beaucoup rire.
    Visiter l’Inde, je le note aussi depuis un moment pour ma part.

    Prendre des photos dans les bars à filles Thailandais, je crois que je vais le tenter car il faut le faire c’est sûr.

    Quand tu parles de ton expérience en Colombie pour rencontrer les locaux c’est clair que c’est un bon moyen de découvrir leurs vies.

    J’ai vécu un an à Rio de Janeiro et la première fois qu’on nous a dit qu’il y avait une fête dans une favela le soir, ça nous a faits vraiment bizarre.

    Pourtant c’était génial et on n’a pas arrêté de faire ça de l’année :)
    En plus avec le lever de soleil sur la mer c’était un endroit vraiment magnifique. Ma première fois, inoubliable !

    Réponse
    • Haydée

      Merci Manu !
      L’inde n’est pas encore ma priorité mais je compte bien y aller.

      Je ne suis pas trop étonnée concernant les fêtes des favelas même si j’aurai réfléchi 2 fois avant de m’y aventurer. Vous avez bien fait, à ce que je vois. Rien de tel pour rencontrer la vraie faune locale = la teuf !

  22. cloturat

    re-bonjour,

    Article passionnant et qui démontre combien certaines situations peuvent amener l’être humains à se dépasser.

    Mes voyages m’ont appris (bien moins dangereux que les vôtres) que dans des situations tendues, on peut oublier sa peur et se surpasser, voir s’étonner.

    Vous êtes réellement très forts tous les deux !

    Chaleureusement

    Réponse
    • Haydée

      Bonjour Monique,

      Le voyage ammène à des situations inconnues que l’on a trop tendance à nommer d’impossible !

      Finalement, peu de choses ici sont si difficiles à surmonter, tout est dans la tête.

      Ahah merci, on est super fort lol merci du compliment ;)

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